Au début, j’avais envie d’envoyer ce message en newsletter mais j’ai réalisé que j’avais envie qu’il soit disponible pour un plus grand nombre alors, je me suis dit que sa place était forcément ici !

Vois-tu, la semaine dernière, j’étais toute immergée dans un lieu qui me rappelait de jolis souvenirs de nos débuts avec mon cher et tendre. Et c’est alors que m’est aussi revenu l’ouvrage de Tich Nhat Hanh, moine bouddhiste vietnamien, Enseignements sur l’Amour lu il y a quelques temps, dans lequel il décrit les 4 composantes de l’amour véritable.

Tout d’abord la bienveillance, où l’on choisit d’être doux avec l’autre et où l’on accepte que même quand ce que l’autre dit nous blesse, ce n’était pas son intention. Ensuite, la compassion, cette possibilité que l’on a de ressentir les émotions de l’autres, de les comprendre. Je ne la confonds pas avec l’empathie qui parfois nous emporte jusqu’à ressentir à la place de l’autre. La compassion ne demande pas cela, elle est simplement dans la capacité à comprendre et d’être à côté pour soutenir. Je pense également à l’intention et la capacité à offrir de la joie à l’autre. Je ne parle pas du bonheur car je crois que chacun est responsable de son propre bonheur puisque je lie le bonheur à la volonté d’évoluer, de grandir, de mieux se connaître. Mais, je sais que l’on peut vouloir donner de la joie, faire rire, faire plaisir, avoir une attention qui ensoleillera les jours un peu gris. La dernière composante de cet amour est le détachement, c’est souvent la plus difficile à établir car on s’imagine trop souvent qu’un couple est une fusion. Or, il demande de savoir donner à l’autre son espace et conserver le sien, s’autoriser sa liberté et accepter celle de l’autre. Souvent, c’est là que les accrocs apparaissent et qu’il faut en revenir à la communication bienveillante 😉

Instagram est mon réseau social préféré, pour les photos évidemment mais aussi parce que certaines personnes que j’apprécie y offrent un peu de leur intimité. J’aime par exemple suivre certains couples connus et que j’imagine être des couples fonctionnels qui travaillent en équipe, je les appelle « Power Couples ». Ainsi, Alicia Keys et Swizz Beat, Ashley Graham et Justin Irvin, Lisa Bonet et Jason Momoa par exemple me montrent une image d’un couple que je ne connais pas. J’ai été élevée par une mère célibataire et le couple est donc quelque chose que je dois apprendre à construire par moi-même. J’ai ainsi choisi mes modèles et j’y retrouve beaucoup d’amour, la volonté que l’autre brille et des couples qui se soutiennent dans leurs projets même quand cela signifie passer moins de temps ensemble. J’imagine que cela demande beaucoup de communication et de bienveillance (surtout quand des fans se jettent au cou de l’être aimé…), beaucoup de compassion pour entendre les émotions de l’autre quand on est parfois soi-même absorbé dans ses projets. Quand il sont ensemble, la joie transparaît. J’ai conscience que cela peut être faux mais pourtant je ressens au fond de moi que la raison pour laquelle ce sont particulièrement ces couples qui m’inspirent est que je ressens leur authenticité. Et comme je le disais plus haut, ils savent être ensemble à distance, acceptent que l’autre ait ses projets … le détachement.

Evidemment, le risque est de créer des attentes autour de ces illusions de perfection et du fait de ce travers très humain que tout soit simple et linéaire. Et parfois, c’est là que naissent les crises mais j’ai bien conscience qu’en dehors d’Instagram, tout n’est pas si lisse. Parfois, il y a des hauts et des bas dans une relation de couple et après 6 ans ensemble, je vois certaines des qualités qui nous permettent d’avancer et je crois que nous cherchons à notre façon à trouver cet équilibre : bienveillance, compassion, joie et détachement.  Nous construisons ensemble ce couple qui nous permet d’évoluer chacun de notre côté, à notre rythme et nous faisons de notre mieux.