Quand j’ai commencé à m’intéresser à la question du cycle féminin, les ouvrages que je lisais finissaient toujours par me donner la sensation de ne pas être normale ou d’échouer. Mon cycle échouait à ne pas être régulier, j’échouais à vivre exactement ce qu’on me décrivait. Je n’avais pas un cycle régulier, du fait d’un dérèglement hormonal mes règles pouvaient revenir tous les 2 voire 3 mois, parfois même plus et mes sensations énergétiques me signalaient que je vivais de longues phases, elles aussi irrégulières. J’ai d’abord ressenti la pression avant d’accepter de lâcher-prise pour plonger dans la simple observation du moment présent.

Ce que j’ai découvert à ce moment m’a alors servi à me comprendre, à modéliser, à repérer chaque moment. Ainsi, les phases que décrit Miranda Gray notamment dans ses ouvrages Lune Rouge et la Femme Optimale, j’ai appris à les reconnaître, les vivre pour me créer mes propres modèles.

Tout d’abord, les règles, la phase la plus facile à observer, qu’elle appelle phase de la sorcière et qu’elle relie à l’Hiver.
Durant nos règles, nous sommes dans une phase de détox physique, émotionnelle. Notre corps se défait de ce qui n’aura pas servi durant ce cycle. Physiquement, cela peut engendrer de la fatigue. Mais c’est aussi une phase extrêmement intuitive où nous sommes plus réceptives aux messages de l’Univers. A ce moment, nous sommes comme un pont entre différents plans du réel, le voile est si fin que pour les plus sensibles d’entre nous c’est un moment intense en rêves, en idées, … Même si physiquement elle est rare pour moi, c’est une phase que j’accueille avec beaucoup de joie aujourd’hui et que je sens approcher.

Puis la phase pré-ovulatoire démarre, c’est le Printemps dans notre corps. On l’appelle phase de la Jeune fille. Nous retrouvons plus d’énergie, un esprit pratique et rationnel. C’est l’une des phases la plus facile à vivre dans notre société. La femme moderne, active et ambitieuse, plutôt yang, c’est elle. Certaines voudraient la voir perdurer et les contraceptifs hormonaux nous donnent l’illusion que c’est possible au risque d’épuiser notre corps. Pour moi, c’est important de sauter dans le train quand elle commence car sinon je me retrouve en décalage et surtout frustrée de ne pas agir autant que je le voudrais. Il faut dire que pendant bien longtemps c’est majoritairement cet archétype que j’incarnais et j’ai encore en moi ses réflexes et injonctions. C’est comme si l’énergie était à saisir dans l’instant où je la perd à jamais. Heureusement, elle revient et aujourd’hui je le sais désormais, je suis plus douce avec moi quand j’ai raté le coche 😉

La phase ovulatoire est la phase de la Mère, c’est l’été où nous rayonnons autour de nous. Nous sommes accueillantes et cherchons le lien avec les autres. Nos hormones nous y poussent et nous font « belles ». Encore une phase chérie de notre chère société mais où la femme est réduite à sa dimension de procréatrice. C’est aussi la femme qui est là pour tout le monde sauf pour elle, celle qui se charge à n’en plus finir pour faire plaisir aux autres ou parce qu’elle se sent responsable de tout. Pour moi, c’est une phase qui peut durer et qui m’aide à prendre soin des autres. Je la ressens dans mes actions quotidiennes, je suis la mère dont j’ai besoin et je n’ai pas une vision formatée de ce qu’être mère suppose. Parfois, cela veut dire me préserver également.

La phase prémenstruelle est sans aucun doute la plus détestée de toutes de nos jours. Elle est synonyme d’inconfort, de changements d’humeurs et porte les clichés de la femme instable et agressive. Miranda Gray l’appelle l’Enchanteresse, c’est notre Automne interne. Une phase de tri, une phase critique où l’on se prépare au changement : serons-nous enceinte ou y aura-t-il une nouvelle phase de nettoyage du corps ? Cette phase est celle où nous sommes à l’affût de tout ce qui nous dérange, nous frustre et pourtant c’est une des phases les plus puissante. Nous avons encore de l’énergie mais elle fluctue alors nous pouvons la concentrer sur ce qui compte vraiment. J’y vois une guerrière personnellement, une femme qui n’a pas de temps à perdre et qui décide de passer à l’action. Elle s’apprête à traverser la mort et est dotée d’un courage immense. Cette femme guerrière fait peur même à nous, alors parfois on la contraint et elle rue dans sa cage provoquant maintes douleurs. Alors, si explorer son cycle permet de faire la paix avec une de ses phases en particulier, c’est bien celle-là très souvent. D’ailleurs, je suis persuadée que les difficultés que l’on vit dans son cycle sont des appels à se reconnecter à lui, un rappel qu’on a mis de côté notre puissance.

Tout cela, j’ai pu l’observer et le comprendre mais il m’a fallu encore apprendre à suivre la Lune pour interroger mes phases si longues et chaotiques parfois. Mieux encore, suivre la Lune m’a permis de comprendre comment chaque cycle pouvait m’aider à transformer certains secteurs de ma vie en particulier. Ainsi, je ne m’inquiète plus autant d’être normale mais je fais attention aux messages que me transmettent mes cycles et mes phases en lien avec les phases lunaires. Je crée mon modèle personnel et je me relie à plus grand que moi pour que mes actions aient de l’impact sur le monde.
Le troisième modèle qui me permet de comprendre mes cycles mais également de prendre soin de moi physiquement, c’est bien sûr l’Ayurveda. Je suis sensible à mes variations énergétiques aujourd’hui et je ressens donc le jeu des doshas en moi en fonction des phases dans lesquelles je me trouve. Cela me permet de choisir l’alimentation, les soins, les activités les plus adaptées à moi. Je peux me rééquilibrer ainsi phase après phase et surtout préférer certaines actions à certains moments parce que plus efficaces alors. Ainsi, une monodiète sera plus intéressante en phase pré-ovulatoire qui est dominée par Kapha parce que j’aurais l’énergie pour et que cela viendra modérer l’aggravation de ce dosha. Ce ne sera pas l’idéal en phase prémenstruelle ou durant mes règles où je risquerai de déséquilibrer un peu plus Vata qui domine ces phases. Je m’écoute et j’agis en fonction.

Au sein de Lune Noire, c’est cela que je transmets. Je vous aide à comprendre les modèles, mieux encore les ressentir et les vivre pour les adapter à vous. Il n’y a pas qu’une façon de vivre son cycle et quand on cherche à se comprendre on a besoin d’être soutenue dans ce travail. Pour cela, les transmissions thématiques se font en live pour répondre à vos questions (contraception, alimentation, hygiène de vie, soins…). Nous échangeons dans un groupe Facebook privé tout au long de l’accompagnement, je réponds quasiment tous les jours aux questions que l’on m’y pose. Ainsi, on va au-delà des modèles pour comprendre comment vous fonctionnez. Et chaque participante bénéficie d’un appel individuel pour que je réponde à ses questions.

Etre une femme aujourd’hui est aussi complexe qu’excitant ! Nous sommes en redécouverte de nos corps, de nos âmes et de notre potentiel créateur. Cela passe par la compréhension de soi, la transmission des savoirs et la connexion aux autres.
C’est à cela que je t’invite à vivre durant 4 mois pour dédier du temps pour toi, pour mieux te comprendre et ainsi définir les pratiques les plus adaptées à toi à chaque moment de ta vie.

On commence le 28 septembre.
Rejoins-nous : https://soulfoodsupafood.com/lune-noire-initiation/

PS : Le 28 septembre sera la veille de la Nouvelle Lune en Balance, ainsi nous entamons un cycle pour soigner nos relations. Tout commence toujours par nous donc nous soignerons notre relation à nous-même, l’amour et le soin que l’on se porte, la bienveillance vis-à-vis de soi pour ensuite l’offrir autour de soi.

Illustration : photo de Laetitia Ky, fabuleux travail de sculpture capillaire en hommage à son corps de femme #blackgirlmagic