Cela date un peu déjà mais j’avais envie de vous parler de la seconde édition de Sisterhood in Health à laquelle j’ai assisté le 16 et le 17 septembre dernier.
J’avais déjà assisté l’an dernier à la 1ère édition et j’avais été plutôt emballée. De belles rencontres comme je les aime, des échanges, des conférences et des découvertes autour de la santé au naturel, l’amour et le soin de soi. La première édition était placée sous le signe des femmes guérisseuses et faisait la part belle aux médecines traditionnelles.

Cette nouvelle édition a fait le pari d’effectuer un saut quantique ! Non je n’exagère pas, car la thématique choisie était « Magic healing », la magie au cœur des soins. Bien que très rationnelle, vous savez que j’ai un petit côté perché. Les chakras, l’énergie font partie de mon expérience personnelle et pour moi, soigner c’est prendre en compte le corps et l’esprit mais aussi l’âme. Et c’est là que la magie devient un outil de choix.

Notre âme, ce petit bout du divin créateur en nous a besoin de quelque chose à sa hauteur quand il s’agit de la soigner. D’autant plus que les maux de l’âme s’impriment dans le corps. Et pendant deux jours, ça a vibré fort et haut, je peux vous l’assurer.

Pour la première journée, j’ai pu assister à plusieurs conférences et ateliers dans le programme foisonnant. Tout d’abord, un peu d’astrologie avec Sophie Keller de My Little planets pour mieux comprendre l’influence des astres dans notre vie dès la naissance et tout au long de notre vie. L’astrologie, j’aime bien d’aussi loin que je m’en souvienne ! Bien sûr, je lis mon horoscope quand je tombe dessus mais j’aime surtout comprendre le cycle de la lune et les énergies qui traversent le monde et qui nous dépassent un peu. Cela m’aide à me repositionner, poussière d’étoile au milieu des étoiles.

Nous étions un peu après la fameuse éclipse solaire et nous en avons donc aussi parlé durant cet atelier. De son rôle sur le plan énergétique dans la mise en lumière de nos zones d’ombre, dans leur transformation pour devenir lumière, du défi qui nous attendait pendant 6 mois pour faire la lumière l’emporter sur le négatif. Elle nous a également parlé du prochain cycle d’Uranus qui pendant 8 ans dès l’an prochain sera dans le signe du taureau et qu’il faudrait donc s’attendre à voir certains verrous sauter, à des pertes de contrôle ou a des choix audacieux #lachetescheveux

Sophie nous a également éclairées sur les pôles majeurs du thème astrologique. Car si on connait tous notre signe astrologique, on sait rarement à quoi cela correspond. Ainsi, notre signe astrologique est la position du soleil le jour de notre naissance qui définit notre idéal, nos qualités, expression et la mission de notre âme. On peut également s’intéresser à la position de la lune qui déterminera nos besoins vitaux, notre zone de confort et de ressourcement et l’archétype maternel que l’on porte. L’ascendant est aussi souvent déjà connu, c’est notre allié dans la réalisation de notre « soi profond », le véhicule d’incarnation, le masque social. Bien évidemment, il est possible de faire un « ciel » complet mais ces 3 éléments sont déjà de bonnes indications pour mieux se comprendre. De mon côté, signe de terre secondé par une lune et un ascendant de feu, je comprends mieux mon caractère 😉

Sophie Keller

Après cette première rencontre au milieu des astres, j’ai poursuivi mon programme en partant à la découverte de la Voie de l’Amoureux d’Arouna Lipschitz.

Pour être franche, ce n’était pas tout à fait une découverte car je connaissais déjà les bulletins « Au fil du réel » d’Arouna qui décryptent tout au long des saisons les énergies planétaires selon différentes traditions et rituels. Une mine de sagesse et un appel à l’amour de soi.  Elle nous a donc parlé de la Saint-Michel qui approchait alors et de la nécessité de casser les anciens schémas, du soutien que nous apporterait cette période pour y parvenir.

Arouna est généreuse, elle donne de l’amour autour d’elle et de la bonne humeur. Elle apprend à ressentir gratitude et contentement au quotidien. Elle a d’ailleurs écrit un petit livre sur les corps énergétiques (La Géographie des corps) où elle décrit un septième corps : « le corps amoureux » permettant de mettre en perspective tout notre fonctionnement par rapport à lui. Nous sommes des êtres faits pour l’amour et le lien aux autres et c’est ce qui prime pour Arouna, ce sont nos affects, nos sentiments, nos inspirations et nos aspirations. Notre corps amoureux (cœur) vient donc s’ajouter au six corps traditionnels que sont le corps physique (sensation), le corps astral (émotion), le corps mental (intellect), le corps causal (intelligence), le corps bouddhique (âme) et le corps atmique (esprit).

Cela me fait un peu penser aux 5 koshas ou enveloppes corporelles décrites dans l’Ayurveda :

  • Le corps de nourriture : Annamaya (cela me fait penser au corps physique)
  • Le corps de prana (énergie vitale) : Pranamaya (le prana siégeant dans le cœur, ce serait donc le corps amoureux)
  • Le corps de mental : Manomaya (j’y vois logiquement le corps mental)
  • Le corps d’intelligence : Vijnanamaya (j’en déduis le corps causal)
  • Le corps de conscience ou corps de félicité : Anandamaya (ici une inversion mais pour moi cela se rapproche du corps astral)

L’âme individuelle est Jivatman (corps bouddhique), une parcelle de Paratman (corps atmique), la conscience universelle.

Géographie des Corps selon Arouna

 

Les 5 koshas, Jivatman et Paratman selon la tradition védique

J’arrête ici mes digressions et revient à Arouna qui portait son message principal sur son pull ce jour-là : AMOUR ! Amour de soi et amour des autres. Elle a ainsi fini sa conférence par une petite addition AMOUR + VIE = MAGIC HEALING, petit clin d’œil au thème de ces deux jours !

Arouna Lipschitz

Après cette vague d’amour, j’ai voulu participé à un cercle de femmes pour m’initier aux 4 phases du cycle féminin avec Marion Thelliez de Moonrise. Marion est naturopathe et anime avec sa complice Laura des retraites dédiées au féminin et à la sororité. Sans doute une belle expérience que si j’ai l’occasion de faire, je ne manquerais pas de vous raconter. Marion est aussi Moon mother et travaille donc avec les femmes selon les principes de Miranda Gray (Lune Rouge, Femme optimale).

Durant ce cercle, réunies autour d’un autel reprenant les 4 éléments de la nature, nous avons évoqué les 4 temps du cycle féminin et leur symbolique. Nous avons vu qu’à chaque phase correspondait des facilités et que nous pouvions mettre en place des actions et comportements adaptés à nos besoins à chacun d’elle et pour vivre au mieux nos cycles.

J’ai pu aller un peu plus dans les détails des cycles le lendemain lors de l’atelier de Catalina Boncilica qui représente le mouvement Moon Mother en France. J’avais aussi lu Femme Optimale sous les conseils de ma copine Fanny, ce qui m’a permis de creuser un peu ce sujet qui m’appelle de plus en plus.

Ainsi, mesdames, sachez que notre cycle se divise en 4 phases :

  1. Les lunes ou menstruations qui portent l’énergie de l’ancienne (la vieja ou la que sabe). Durant cette phase l’énergie est faible. Nous sommes dans une phase naturellement méditative. Il faut vivre ce temps de lenteur et de fatigue, l’accepter, se reposer car c’est aussi un moment de connexion à soi et à son intuition. C’est un peu notre hiver.
  2. La phase post-menstruelle porte l’énergie de la jeune fille où notre mental est fort. Nous sommes puissantes et actives, plus agressives. C’est souvent l’énergie que l’on préfère, celle où tout est possible et celle que la société valorise le plus. C’est le printemps de notre cycle.
  3. La phase ovulatoire est celle de la mère où nous sommes extraverties, les relations aux autres sont plus aisées et nous sommes plus facilement dans des attitudes de service et d’empathie. Voici donc notre été.
  4. La phase post-ovulatoire est celle de la magicienne. Une énergie plus mystique où l’énergie physique diminue mais où notre créativité s’exprime. C’est l’automne en nous.

Nous vivons donc ceci à chaque cycle jusqu’à la ménopause puis ensuite le rythme diffère et nous pouvons même apprendre à choisir notre comportement, l’énergie dans laquelle on souhaite se trouver en fonction des situations.

La présentation de ce système mériterait à lui seul un article et une comparaison avec le cycle féminin vu par l’Ayurveda, alors je vais poursuivre mon récit de mes 2 jours et vous promets un article sur le sujet !

Après ce cercle de femmes, j’ai poursuivi avec un atelier de rééquilibrage des chakras par la lithothérapie avec Élodie Tarillon (Ose te Déployer). Vous pouvez écouter mon interview d’Élodie sur le podcast Les Belles Rencontres pour mieux connaître sa pratique. Durant cet atelier, Élodie nous a présenté quelques pierres et leurs vertus, elle nous a aussi expliqué quelques principes de lithothérapie (nettoyage des pierres, choix, …). Ensuite, nous avons procédé à une méditation guidée avec 7 pierres que nous avions choisies, positionnées chacune sur un chakra. Je vous invite à relire mon article sur les chakras si besoin pour vous familiariser avec le concept de chakra.

J’aime les pierres depuis toujours alors forcément j’ai adoré cet atelier et après une première journée bien chargée, ce travail de rééquilibrage m’a permis de me sentir à nouveau posée.

Plein de pierres pour l’atelier d’Élodie

Mon second jour était encore plus chargé que le premier mais aussi encore plus dingue ! Oui, c’est possible !

D’abord parce qu’il a beaucoup été question d’énergie et d’âme avec deux conférences sur le reiki par Aymeric Gogibus (Zenergies) et Brice Caumont. Le reiki, est une énergie universelle à laquelle le praticien énergétique se connecte pour la transmettre à son patient via l’imposition des mains et qui permet ainsi d’accompagner la guérison. C’est une technique d’origine japonaise développée par un moine, Mikao Usui à la fin du 19è siècle et qui a aujourd’hui de nombreuses branches et écoles.

Encore un vaste sujet que le reiki, qui mériterait un article à lui seul.

Cette journée à aussi été marquée par une rencontre avec Angella Jaber. Angella a créé Pranacanal pour accueillir son travail entre mediumnité et développement personnel. Sa conférence a été un des moments forts de ces deux jours. Car elle bouscule les habitudes et croyances ancrées dans nos sociétés.

Pour elle, la question à se poser est « Que dirais mon âme si je mourrais demain ? » Cette question et surtout la réponse que l’on y apporterait permettrait de savoir si nous sommes ou non sur la bonne voie de notre réalisation personnelle. Rien ne devrait compter plus que notre bonheur et pour cela, il faut apprendre à communiquer avec notre âme en étant à l’écoute de ce qui nous apporte de la joie.  L’âme est la part intuitive et éternelle en chacun de nous. Elle nous parle pour nous indiquer la voie et se manifeste par des signes physiques ou autres.  Communiquer avec son âme est un outil de guérison et de connaissance de soi et cela passe par le lien au corps, l’ancrage.

Elle a également décrit la nuit noire de l’âme. Un concept dont je n’avais jamais entendu parler auparavant mais qui m’a beaucoup parlé car je me suis revue il y a quelques années dans cette situation où rien ne semble bon dans la vie car les besoins de l’âme ne sont pas comblés. Une sorte de dépression, de vide qu’il faut accueillir pour apprendre progressivement à le combler avec ce qui est juste pour soi.

Dans le discours d’Angella, j’ai retrouvé beaucoup de choses que je dis également de mon côté comme le fait qu’il est nécessaire d’être au cœur de sa vie, d’être sa priorité, la nécessité d’accepter voire d’oser décevoir et d’aimer sans attachement, de prendre le temps de vivre parce que de toute façon nous sommes là pour ça et rien d’autre ! Si vous ne connaissez pas encore Angella Jaber, je vous encourage à découvrir sons site et ses podcasts que je trouve très justes.

Angella Jaber

Après cette session très profonde, j’ai poursuivi avec la question du féminin sauvage présenté par Isabelle Gueudré, Effea Aguilera et Catherine Maillard au travers d’une collection d’ouvrages « L’éveil du féminin ». D’abord avec une conférence où il était question de chamanisme mais aussi du périnée et d’être à l’écoute de ses rythmes personnels, de ses intuitions, de ses rêves et de sa créativité. Ensuite, Catherine et Isabelle ont animé un cercle de femmes autour du féminin sauvage et guérisseur. C’est un sujet qui me passionne depuis la lecture de Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estes et je crois que chaque expérience autour de ce sujet me ramène toujours à une figure récurrente de femme guérisseuse et guerrière amérindienne. Peut-être une vie passée qui a envie de se faire connaître !

Isabelle et Catherine préparent l’autel

Cette journée déjà intense, s’est achevée avec une autre expérience chamanique avec Mukhande Kaur. Mukhande, je l’avais déjà rencontré il y a quelques temps car j’avais participé à un atelier de yoga kundalini et chamanisme qu’elle animait. L’expérience était puissante et déjà là, ma guerrière/guérisseuse amérindienne était passée me faire coucou et danser dans ma tête au son du tambour. Je me rends compte que c’est une expérience que je n’ai pas encore osé vous raconter alors peut-être que je me repencherais dessus pour vous en parler un peu plus une autre fois.

Durant sa conférence à Sisterhood in Health, Mukhande nous a parlé de son propre parcours chamanique et nous a donné quelques conseils à appliquer au quotidien car NOUS AVONS TOUS DES CAPACITÉS CHAMANIQUES !!!

Tout d’abord, nettoyer en soi et autour de soi, faire le vide par des techniques qui nous conviennent. Pour Mukhande, il s’agit du kriya et du kundalini yoga. Ensuite, se connecter au vivant et au beau autour de soi. S’ancrer dans une voie initiatique qui nous convienne (yoga, chamanisme, ayurveda, …) pour trouver sa propre expression. Alors, on peut irradier sa lumière propre.

Je trouve le parcours de Mukhande passionnant et j’ai eu la chance de pouvoir l’interviewer pour Les Belles rencontres. Vous aurez donc très prochainement l’occasion d’en savoir plus à son sujet.

Mini photo de Mukhande

J’arrive donc au bout de mon récit de ces deux jours. L’article est fort long et surement un peu décousu mais j’avais envie de vous faire partager cette expérience, cette bulle qu’est Sisterhood in Health pour les femmes, les femmes thérapeutes, les femmes guérisseuses ou en quête de guérison. Même si cette édition n’était pas exclusivement féminine tant au niveau des participants que des intervenants, elle l’était en majorité. Je n’ai bien sûr pas pu être présente à tous les ateliers et toutes les conférences, c’est une vision partielle de l’événement. J’aurais tellement voulu avoir un don d’ubiquité parfois !

Pour moi, ces cercles féminins de parole et d’échanges sont nécessaires. Ils existaient de façon traditionnelle et réapparaissent aujourd’hui en lien avec la montée d’une forme de féminisme et d’une émancipation des femmes dans la société après des siècles de domination masculine. Toutefois, je crois que ce mouvement a la particularité de ne pas être exclusif en considérant que les hommes doivent être pris en compte et éduqués. Il ne s’agit pas de renverser la domination en appliquant les mêmes méthodes et pour arriver à une domination féminine mais d’arriver à un équilibre entre masculin et féminin. C’est du moins l’espoir que j’ai quand je vois ces initiatives.

Je remercie donc Leila Echinab et Armanda Dos Santos qui sont à l’origine de ce projet et qui le font vivre. J’ai déjà hâte d’être à l’an prochain !