La DETOX : elle est partout, ne nous mentons pas ! Avec les fêtes on s’est fait plaisir et les galettes qui suivent mettent à rude épreuve nos estomacs. De mon côté, même si j’ai été assez raisonnable, je ressens le besoin de me mettre à la diète pour remettre les compteurs à zéro et retrouver de l’énergie alors que l’hiver commence à montrer qu’il est bien là.

Sur les conseils de ma prof d’ayurveda, je vais donc prochainement entamer une monodiète de 10 jours. En ayurveda, un classique de la detox est le kitchari (kitcheree, on trouvera plusieurs orthographes). C’est le plat des yogis par excellence, facile et rapide à préparer, il est particulièrement digeste et aidera donc à reposer le système digestif des excès des fêtes. C’est un plat qui convient à tous (tridoshique) et qui très adapté pour une «cure».

La recette est vraiment facile et quand on ne veut vraiment pas perdre de temps, on peut le préparer à l’auto-cuiseur 😀

RECETTE

Pour 4 personnes

250g de mung dal (sorte de grosses lentilles jaunes) ou de lentilles corail -pour moi ce sera la 2ème option

250g de riz basmati (semi complet si possible)

Une cuillère à café de gingembre en poudre

Une cuillère à café de curcuma

2 cuillères à soupe de ghee (beurre clarifié, je fais le mien mais on en trouve en boutique bio ce qui est préférable au ghee qu’on peut trouver en conserve métallique dans certains magasins exotiques) sinon de l’huile d’olive fera l’affaire.

Un peu de sel (j’utilise du sel d’himalya très riche en minéraux) et de poivre noir, selon le goût

Je limite un peu les épices pour cette recette puisqu’il s’agit de reposer mon estomac, la recette de base comprend aussi du cumin et des graines de moutarde. On peut aussi prendre du gingembre frais que l’on aura râpé au préalable.

Je laisse tremper minimum 4h et si je peux jusqu’à 24h le riz et les lentilles dans des bols différents. Ça rend les céréales et légumineuses plus digestes.

Ma recette de paresseuse pas hyper ayurvedique est donc la suivante :

Je rince le riz et les lentilles puis je les mets dans la cuve de l’auto-cuiseur et je couvre avec un doigt d’eau. Puis je laisse cuire environ 20 minutes et j’enlève la cuve de l’appareil pour que la cuisson s’achève à couvert et que l’eau soit absorbée par le riz et les lentilles. Ensuite, je fais fondre le ghee dans une poêle puis je fais cuire légèrement les épices (pas brûler!) Et je verse le riz et les lentilles dedans puis je mélange. Je sale et je poivre.

On peut ajouter des légumes de saison dans la recette : épinards, blettes, poireaux, céleri branche (c’est l’hiver hein! Et puis c’est plein de fibre et donc bon pour le transit). Il vaut mieux les faire cuire dans la poêle pour garder le croquant et les vitamines des légumes.

Pour ma monodiète, j’accompagnerai mon kitchari de butter-milk qui est une sorte de lassi salé. Le butter-milk c’est en quelque sorte un probiotique et il va donc aider à reconstituer la flore intestinale. C’est une boisson clé dans les traitements dits «amaincissants» comme une detox.

La recette du butter-milk est aussi très facile. Dans un saladier, je mélange 1/2 yaourt, 3 fois ce même volume d’eau, une cuillère à café de cumin en poudre et une de graine de moutarde avec des feuilles de coriandre fraîche hachées finement. Puis je bats le tout ensemble. A boire pendant me repas.

Sur le papier, cela peut sembler difficile de s’alimenter pendant 10 jours midi et soir de la même chose. Pourtant, j’ai fait une première session de 5 jours avant les fêtes et j’ai apprécié de ne pas avoir à me poser de question sur ce que je vais manger et en passant très peu de temps en cuisine. C’est très reposant physiquement et mentalement en plus des bienfaits sur la digestion. Je me suis sentie légère et j’avais même perdu quelques petits kilos (repris depuis quasiment en totalité : merci noël et jour de l’an). En plus, le kitchari c’est bon, vraiment délicieux! L’onctuosité du ghee avec la douceur des saveurs du riz basmati et des lentilles corail en font un plat vraiment apaisant, je me laisserais même écrire sattvique (qui apporte le bonheur). Le kitchari pouvait parfois être donné aux bébés et j’avoue que cela m’apportait la même satisfaction que de manger des petits pots sucrés pour bébé ou des pâtes au beurre : simple, bon et régressif!

Je vais donc reprendre cette courte monodiète pour en tirer un maximum de bénéfices et je reviendrai raconter ici l’expérience.